Autre
Loghofète ou le prénom perdu
Marseille 6e Arrondissement
À propos de l'événement
Un prénom mystérieux pour remonter le fil de l’exil arménien, de Marseille à Beyrouth.
L’arrière-grand-père de Fred Nevché était orfèvre. Il s’appelait Loghofète. Son arrière-grand-mère se nommait Satenik. Le 15 octobre 1923, tous deux arrivent à Marseille avec leurs cinq enfants, Mariama, Haïk – le grand-père de Fred –, Agop, Onnik et Garvis. Après le service sanitaire de quarantaine, ils sont conduits au camp Oddo, où sont accueillis les réfugiés arméniens. De ce prénom, « Loghofète », Fred ne trouve aujourd’hui aucune autre trace. Il semble même que personne d’autre que son aïeul ne l’ait jamais porté.
À la même époque, à Beyrouth, une famille arménienne débarque au port. Garabet, sa femme Herminée et leurs enfants passent par la quarantaine du Lazaret avant de s’installer dans le camp de Karantina. Diala Lteif, chercheuse libanaise en urbanisme à l’université de Cambridge, a retrouvé leurs descendants et recueilli leurs histoires.
Un siècle plus tard, les trajectoires de ces deux familles qui ont fui le génocide vont se croiser. À la recherche de ses origines, Fred Nevché retrouve Diala Lteif à Beyrouth. Ensemble, ils remontent le fil de ces vies déplacées. De cette enquête, Fred Nevché imagine une forme scénique où sa voix, ses textes, a musique et ses photographies dialoguent avec des récits, des images d’archives et des vidéos. Entre poésie et matière documentaire, Loghofète ou le prénom perdu fait entendre les blessures de l’exil arménien et la nécessaire transmission des mémoires familiales, où triomphent les éclats de vie.
L’arrière-grand-père de Fred Nevché était orfèvre. Il s’appelait Loghofète. Son arrière-grand-mère se nommait Satenik. Le 15 octobre 1923, tous deux arrivent à Marseille avec leurs cinq enfants, Mariama, Haïk – le grand-père de Fred –, Agop, Onnik et Garvis. Après le service sanitaire de quarantaine, ils sont conduits au camp Oddo, où sont accueillis les réfugiés arméniens. De ce prénom, « Loghofète », Fred ne trouve aujourd’hui aucune autre trace. Il semble même que personne d’autre que son aïeul ne l’ait jamais porté.
À la même époque, à Beyrouth, une famille arménienne débarque au port. Garabet, sa femme Herminée et leurs enfants passent par la quarantaine du Lazaret avant de s’installer dans le camp de Karantina. Diala Lteif, chercheuse libanaise en urbanisme à l’université de Cambridge, a retrouvé leurs descendants et recueilli leurs histoires.
Un siècle plus tard, les trajectoires de ces deux familles qui ont fui le génocide vont se croiser. À la recherche de ses origines, Fred Nevché retrouve Diala Lteif à Beyrouth. Ensemble, ils remontent le fil de ces vies déplacées. De cette enquête, Fred Nevché imagine une forme scénique où sa voix, ses textes, a musique et ses photographies dialoguent avec des récits, des images d’archives et des vidéos. Entre poésie et matière documentaire, Loghofète ou le prénom perdu fait entendre les blessures de l’exil arménien et la nécessaire transmission des mémoires familiales, où triomphent les éclats de vie.
Le point de rendez-vous
Espace Julien, Marseille 6e Arrondissement
Espace Julien
13006 Marseille 6e Arrondissement
Informations fournies par Office de Tourisme des Loisirs et des Congrès de Marseille
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